Mise en peinture pour on pote steff d'une boite de gitans que je lui ai offert pour son anniversaire.
On commence par Principino.....
“La peine de mort, c’était pour moi ? Ou pour mes adversaires ? Je ne suis plus trop sûr.”
C’est
un acte particulièrement ignoble qui valut à Principino son surnom de
« Petit Prince ». Alors qu’il était au service du fils du Roi Budragon
comme écuyer, il voulut profiter de sa ressemblance frappante avec son
maître pour usurper son identité. En fait, la ressemblance était telle
qu’on prétendait qu’ils étaient frères. Un jour, Principino, frustré par
sa position de serviteur, tua le prince gâté d’un coup de lance dans le
dos et tenta de prendre sa place. Mais, hélas, la supercherie fut vite
découverte. Condamné, il eut alors le choix entre être écartelé ou
devenir gladiateur. Il choisit bien évidemment la deuxième option, même
si, de l’avis de tous, cela devait le conduire à une mort rapide et
misérable. Contre toute attente, le Petit Prince survécut et se bat
aujourd’hui encore dans l’arène.


Puis Donna Carlotta
“Marteler une tête c’est comme marteler une enclume, en plus… salissant.”
Donna
Carlotta était la fille de son père à tout point de vue, que ce soit du
caractère, du talent ou des muscles. Quasiment élevée dans la forge par
un père célibataire, elle y apprit tous les aspects du métier de
forgeron et en maîtrisa la plupart avant l’âge de 15 ans.
Malheureusement, un hiver, son père tomba brutalement malade et ne se
remit jamais totalement. Lorsqu’il mourut, la forge était fortement
endettée et les créanciers indifférents. Cherchant désespérément des
fonds, Donna Carlotta tenta sa chance aux arènes, lors d’une « journée
portes ouvertes » pendant laquelle étaient organisées des épreuves de
force et d’aptitude au combat. Elle les remporta toutes haut la main,
même face à des hommes. Elle est à présent une combattante aimée du
public, avec un goût prononcé pour la foule et l’argent facile, et
entretien grâce à ses gains la vieille entreprise familiale, comme
l’aurait voulu son père.
On poursuit par Celia
Si tu survis, je serais peut-être celle qui viendra te recoudre.”
Celia
La Santa (Célia La Sainte pour ceux qui ne parlent pas sa langue) fut
un temps guérisseuse et herboriste avant d’être jetée dans l’arène pour
avoir échoué à guérir l’impuissance d’un noble. Elle n’aurait pas tenu
longtemps s’il n’y avait eu deux semaines d’orages incessants qui
empêchèrent tout combat. Durant ce répit, ses compagnons d’infortune
découvrirent ses talents médicaux. En échange de ses soins, plusieurs
gladiateurs reconnaissants lui enseignèrent les rudiments de la survie
dans l’arène. Par chance, la douce herboriste s’avéra être une élève
douée. Elle a beau ne pas être la meilleure à l’épée, sa connaissance
des sortilèges lui confère une habileté qui manque cruellement à tant
d’autres.
Et enfin Pipino
T’as mal ? Pardon. Mais c’est toi qu’a commencé.”
Pipino
est ce qu’on pourrait appeler un « gentil géant ». D’ailleurs, il est
fort possible qu’il descende de quelque géant ou ogre, tant sa taille,
sa force et ses facultés mentales limitées rappellent celles de ces deux
races. Vendu comme « chair à gladiateur », cet immense lourdaud en
écrasa 12 à son premier combat dans l’arène, et ce, malgré un style
somme toute peu orthodoxe. En effet, Pipino ne se bat que si on lui a
fait mal, ne s’attaque qu’à la chose responsable de la blessure et ne
s’arrête que quand celle-ci ne peut plus nuire à personne. Cette
brutalité sauvage est, une fois le combat achevé, totalement démentie
par une réelle sollicitude à l’égard de son adversaire, si celui est
encore en vie. Malheureusement pour ceux qui le croisent, il considère
la mort comme le meilleur moyen de stopper la souffrance, sans percevoir
ce que cette solution a de tragique et de permanent. Ainsi, plus d’un
opposant blessé implorant trouva du secours sous la botte ou à la pointe
de l’épée de Pipino, ne devant son sort qu’à sa vision manichéenne du
monde.


Enfin la bande réunie.....