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samedi 8 février 2014

Les Bavarois jettent le gant......les Français le ramassent !

Cette semaine, mon ami Olivier a décidé d'envahir la France avec son armée Bavaroise. Ne pouvant rester de marbre devant cet affront, je décidais de former mes bataillons et de marcher sus à l'ennemi !

Nous marchions donc conformément aux désirs de l'Empereur avec une division interarmes formée de 3 brigades, deux d'infanterie   et une de cavalerie lourde. Au petit matin, les vils Bavarois se firent intercepter aux alentours de Meaux, nos premiers rapports évaluaient leurs forces à 3 brigades d'infanterie. Un seul coup d’œil m'appris que l'ennemi était supérieur en nombre. Un grand nombre de cavaliers léger se déployait dans la plaine, cavaliers qui  risquaient de considérablement gêner les mouvements de mes troupes.

Je disposais ma ligne de bataille ainsi, flanc gauche brigade de cavalerie lourde pour prendre la colline face à elle. Centre, brigade d'infanterie comprenant les grenadiers réunis pour prendre le village qui pourrait servir de point d'appui à la ligne ennemie. Flanc droit, brigade d'infanterie, comprenant les voltigeurs réunis pour prendre la colline face à elle. Chaque brigade comprenait une batterie d'artillerie.

L'ennemi avait composé ses brigades d'un même nombre de bataillons, d'une également dont une terrible 12 livres, et des régiments de cavalerie. La brigade ennemie faisant face à ma cavalerie lourde alignait pas moins de 8 escadrons de cavalerie, soutenue par 5 bataillons d'infanterie et 8 canons....Ma brigade comportait 6 escadrons et 4 canons. La qualité devant l'emporter sur la quantité je restais confiant.....enfin presque.....

Le flanc gauche...un régiment de léger bavarois vient défier les dragons et cuirassiers.
 Le centre, avec au loin l'objectif de la brigade...
 Les deux brigades ne lâchent rien, la poudre et la fumée ne ralentiront pas l'assaut et le corps à corps qui s'ensuivra....des veuves vont pleurer ce soir au coin du feu...
 Un premier régiment bavarois se lance contre la demi-batterie française. Celle-ci est protégé par les dragons qui se lancent contre ce régiment impétueux. Un régiment de hussard foncent sur le second régiment de dragon qui contre charge.
"La qualité l'emporte sur la quantité", les légers bavarois se font tailler en pièces, et reculent sabre dans les reins....La cavalerie bavaroise vient de prendre une première leçon....le léger ne doit pas charger du dragon frais....
 Au centre, la bataille fait rage. Chacun affute sa baïonnette....
A droite, les lanciers de la ligne français se sacrifient pour repousser la cavalerie ennemie deux fois plus nombreuse. Ce sacrifice permet aux bataillons de ligne de se déployer sans encombre.
Les dragons on fait le ménage, récoltant quelques bleus mais surtout perdant toutes cohésion. Il leur faudra revenir dans leur lignes pour récupérer un peu. Seul reste disponible les cuirs.....Suis-je tombé dans un piège...Face à mes cuirs, 5 bataillons en carré creux et une batterie qui une fois passé la colline sèmera la mort dans mes rangs.
 Au centre, les chargent se succèdent. Les français prennent l'avantage, les légers emportant le village grâce au soutien d'un bataillon. Celui-ci expose par contre son flanc à l'ennemi....Les grenadiers réunis percutent un bataillon de milice qui part en retraite, insinuant un vent de peur dans les rangs.....
 Ne pouvant attendre que les carrés et la batterie ne se place, les cuirs se jettent sur le seul carré qui apparait sur la colline. La batterie appuie l'attaque.....
Avant même le choc, 60 bavarois sont mis hors de combat par le tir des 4 canons de 6 livres....Un net flottement se fait sentir dans la ligne.....
 Au centre, les bavarois tiennent bon, seul les tirailleurs sont repoussés du village. Mais la retraite de la milice va entrainer le bordel dans seconde ligne de bataille
 A droite, écrasé par les deux batteries ennemies, les bataillons montent à l'assaut, subissant des tirs mortelles.
 Les voltigeurs réunis, déployé en tirailleurs, harcèlent un bataillon de milice, participant à l'économie local des vendeurs de boite en sapin....
A gauche, le carré craque sous la vague de cuir et d'acier, culbuté par cette charge furieuse, les bavarois n'ont d'autres choix que de fuir, poursuivi par ses fiers centaures bardés de fer.
 Au centre, la brigade bavaroise craque sauf un bataillon qui profite du bataillon qui offrait son flanc. Culbuté, celui-ci recule pied à pied....Le reste des bavarois se liquéfie sous les coups de baïonnette française. 
A gauche, malgré les pertes, les français lancent l'assaut et culbutent une ligne bavaroise (entre les deux batteries)  qui entraine dans sa fuite un autre bataillon. Malheureusement pour la brigade française, les pertes accumulées l'obligent à passer en défense, son potentiel offensif étant pratiquement nul dans l'état actuel de fatigue des bataillons. Seul reste dispo la batterie de 6£, un bataillon de léger et le bataillon de voltigeurs soutenus par un escadron de lancier de ligne qui a récupéré de sa première charge....insuffisant face aux 14 canons adverse et les deux bataillons encore frais cachés derrière la colline....
A gauche, la brigade bavaroise prend pied sur la colline. J'ai eu le temps de réorganiser un des régiments de dragon qui protège de nouveau mon artillerie. Je perdrais si un duel d'artillerie s'engage, mais la brigade ennemie n'a plus de cavalerie, alors que j'aligne encore deux régiments de dragon et les cuirs qui on passé la colline.....l'espoir renait.
La brigade se réorganise....
Le centre est nettoyé.
Malgré l'espoir, le nombre de carré fait peur, une charge dans l'état actuel est voué à l'échec.
Je consolide la position. Maintenant que dois-je faire, soutenir mon flanc gauche ou mon flanc droit......
Le flanc droit est celui qui a le plus souffert, mais les deux brigades sont à bout de souffle, ni l'une ni l'autre n'a la possibilité de casser la brigade adverse.
La nuit sépare les combattants. Les bavarois décident de retraiter, sachant que mon armée manque de cavalerie pour mener la poursuite. Une victoire française donc, mais chèrement payé et qui ne permettra pas de réécrire l'histoire de la campagne de France.........

Un grand merci à Olivier, à ma femme pour l'achat des pizzas....et à mon frigo pour la bière qui désaltéra nos gorges asséché par la poudre.

2 commentaires:

  1. Tu as voulu nous rejouer Waterloo, avec tes charges de cuirassiers!!!! très bon article les commentaires sont superbes petite réprimande quelques photos plus rapproché auraient permis devoir ces belles figurines napoléoniennes, et sympa la gamelle pizza bière c'est pas trop a la mode empire une petite eau de vie et de oignons aurait fait plus d'effet. A bientôt Christian

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  2. Très belle écriture Frantz, drôle et captivant, on y était! Un bien belle bataille, bravo les Français!

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